Notre héritage : Paul Gérin-Lajoie

Paul Gérin-Lajoie (1920-2018), président d’honneur fondateur

Premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec, créé en 1964, Paul Gérin-Lajoie a été l’un des grands artisans de la démocratisation de l’éducation pendant la Révolution tranquille. En 1965, il énonce aussi la doctrine qui porte son nom : le Québec doit pouvoir agir sur la scène internationale dans ses domaines de compétence, à commencer par l’éducation. Il fonde ensuite la Fondation Paul Gérin-Lajoie, vouée à l’éducation des enfants dans les pays les plus démunis.

Il a accepté d’être le premier président d’honneur d’Idée éducation entrepreneuriale, convaincu que l’École communautaire entrepreneuriale consciente était le prolongement naturel des réformes qu’il avait menées. Il nous a quittés en 2018. Voici le mot qu’il nous avait adressé.

Aujourd’hui, je vois clairement en l’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) la suite logique de ces réformes que j’ai mises de l’avant en tant que ministre de l’Éducation, elle est leur prolongement naturel.

Idée éducation entrepreneuriale porte un projet d’éducation significatif, longuement mûri, l’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC). S’adressant à un large public d’apprenants et répondant aux besoins de son temps, sa vision est d’œuvrer pour que chaque jeune et adulte apprenant de tous les âges soit autorisé à rêver grand, à entreprendre, à sortir des sentiers battus, à se dépasser… et réussir. C’est un programme inspirant faisant écho en tous points aux préoccupations présentes, soit une Éducation de qualité pour tous au service de la communauté et du développement durable. Accompagner la transformation des écoles convaincues par l’idée d’agir ensemble, par l’éducation entrepreneuriale, pour la réussite des jeunes est la mission que s’est donnée Idée éducation entrepreneuriale pour concrétiser sa vision. Cela rejoint mes valeurs les plus profondes et ma conception de l’Éducation. Au cours de ma vie, j’ai été témoin de formidables progrès résultant de l’ingéniosité humaine, et ce dans tous les domaines. Or, aujourd’hui, comme de plus en plus d’êtres humains sur la terre, je considère urgent qu’apparaisse une forme d’intelligence collective au service de solutions structurantes avantageuses pour les environnements humains. Notre monde a besoin d’un meilleur dialogue, davantage de conscience et d’engagement. Tout est encore possible. L’École est LE lieu d’espoir.

En éducation, à travers le monde, les regards du passé ont forgé une vision qui a donné depuis plus de 160 ans l’école d’aujourd’hui. Elle s’est répandue dans les villes et villages des pays en permettant qu’un nombre considérable de personnes deviennent plus instruit et plus connaissant. Les sociétés d’aujourd’hui lui sont beaucoup redevables. En tant que première personne du Québec ayant occupé la noble fonction de ministre de l’Éducation (1964), j’ai eu le privilège de conduire d’importantes réformes lesquelles permirent que tous au Québec aient accès à l’école. Un rattrapage important dans divers secteurs sociétaux, à l’égard du Canada anglais et d’autres nations développées, a pu ainsi s’amorcer. Nos écoles ont fait grandir notre société dans tous les domaines, en éducation, mais également au plan culturel, environnemental, technologique et économique.

Un monde différent

Cette école a vieilli et le monde qui l’entoure s’est transformé. Les défis de notre temps exigent, désormais, un concept éducatif conçu pour participer à régénérer l’espoir. Ce concept doit être imaginée pour faire apparaître le meilleur des uns et des autres. Repenser l’environnement éducatif pour que nos jeunes découvrent leurs talents et leurs passions ne peut plus être contourné. Être porteur de compétences, de forces, d’attitudes et de qualités entrepreneuriales conscientes est indispensable à une véritable réussite éducative. Il importe maintenant de dépasser les objectifs strictement scolaires. Car, en effet, il s’agit aussi de réussir dans la vie et sa vie

École communautaire entrepreneuriale consciente

Aujourd’hui, je vois clairement en l’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) la suite logique de ces réformes que j’ai mises de l’avant en tant que ministre de l’Éducation, elle est leur prolongement naturel.

L’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) est une œuvre éducative. Elle fut imaginée pour susciter l’innovation pédagogique. Pour cultiver une manière de faire à l’école faisant émerger chez les jeunes et adultes apprenants de tous les âges, une culture de la créativité. L’ECEC propose d’apprendre à S’ENTREPRENDRE, à ENTREPRENDRE et à CRÉER DE L’INNOVATION de façon consciente, responsable et autonome. C’est une École du futur dont nous avons la chance d’avoir accès dès aujourd’hui.

Un tout petit monde

Son fondateur et les artisans qui la promeuvent et l’accompagnent permettent, déjà depuis quelques années, qu’elle s’installe dans les écoles du Québec, du Canada et du monde. L’organisation et la pédagogie proposées, ici éduquer et former à un entrepreneuriat conscient, est une vision de l’enseignement de notre temps. Il ne peut plus y avoir de doute, nous cohabitons une communauté et une planète aux ressources limitées. Nous vivons dans un monde interconnecté et interdépendant. Se donner la main pour trouver des solutions audacieuses aux défis nouveaux et sans précédent, et à ceux déjà bien connus qui prennent de l’ampleur est impératif. Cela commande un regard de conscience et que chacun reconnaisse la nécessité de faire sa part.

L’École doit jouer sa partition, mais elle ne doit plus agir seule. Son environnement humain est invité à s’engager, à fournir son expérience entrepreneuriale, et à apporter toutes les compétences disponibles qui appuient le projet éducatif que s’est donné l’établissement scolaire, collégial ou universitaire.

Expérience africaine

Dans le contexte africain, depuis les années 1970, j’ai eu le privilège de proposer des projets d’éducation maillant l’école à sa communauté. J’y ai toujours cru. Il s’agit d’une dimension fondamentale au succès de l’école du présent siècle, « il faut tout un village pour éduquer un enfant ». L’école et sa communauté doivent, et plus que jamais, constituer une force éducative. Les défis impérieux auxquels elles font face peuvent être surmontés… au moyen d’un partenariat de sens et structurant entre elles. L’émergence d’une telle alliance est essentielle.

L’École communautaire entrepreneuriale consciente, de par son projet éducatif englobant « école-communauté » voué au développement d’une culture entrepreneuriale consciente pour tous, permet d’éduquer plus globalement et de faire RÊVER GRAND. Elle prépare nos jeunes à relever les défis de leur temps.

L’École communautaire entrepreneuriale consciente, C’EST L’ÉCOLE DU 21E SIÈCLE. Bravo à son fondateur et à tous ses artisans qui la font apparaître au Québec et partout dans le monde !

L’éducation est un cadeau, un bien extrêmement précieux et essentiel au développement humain. Elle est porteuse des plus audacieuses et belles transformations.

Quelle bonne IDÉE… Je lui souhaite longue vie !

 

Paul Gérin-Lajoie (1920-2018)
Président d’honneur fondateur d’Idée éducation entrepreneuriale

Un héritage qui se prolonge

François Gérin-Lajoie, son fils, a été le premier président du conseil d’administration d’Idée éducation entrepreneuriale, de 2016 à 2022. Il en est aujourd’hui le vice-président.

Marie-Josée Richer, cofondatrice de Prana, a pris le relais comme présidente d’honneur en 2022. Lire le mot de la présidente d’honneur

Une éducation accessible à tous, ancrée dans sa communauté et ouverte sur le monde : c’est cette vision que les écoles communautaires entrepreneuriales conscientes font vivre aujourd’hui, au Canada comme à l’international.

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